08 novembre 2008

Publié le par Jérôme Becht

Mon Ironman de Floride

 

 

Le grand départ tant attendu est arrivé. Je suis en compagnie de mon épouse Vanessa, de son père et de mon « poulain » Chris, pour un long voyage de 23h00 entre Bruxelles et Panama city beach. Après quelques heures de vols, et une correspondance à Washington, nous voici arrivés à Jacksonville où nous sommes accueillis par Gaël Mainard qui nous aide à réceptionner nos bagages. En route maintenant pour 5h00 de bus en direction de Panama city beach. Il est environ 1h00 de matin, lorsque nous découvrons notre appartement. Ce n’est que le matin que nous

profiterons du décor splendide qui s’offre à nous. Une longue plage de sable blanc à moins de 20m du lieu et l’immensité du golf du mexique. Hannes nous a concocté une semaine bien remplie : décrassage en natation tous les matins en mer, footing le dimanche et le mardi, vélo le lundi et mercredi. Au menu également, une sortie inoubliable en bateau pour voir des dauphins.

Mon Ironman

Arrive enfin l’heure de retirer

les dossards, ainsi que la « carbo party » suivi du briefing. Le vendredi ça se précise avec le dépôt des sacs de transition et du vélo au coeur d’un parc aussi immense qu’impressionnant avec plus de 2500 vélos. J’en ai la chair de poule. Le jour-J, il est 4h00 lorsque le réveil retentit dans l’appartement. C’est parti ! Je finis de ranger mes affaires et prépare tranquillement mon repas. 5h10, nous partons vers l’aire de transition sans se presser. Du monde de partout, les triathlètes ajustent les dernières préparatifs et enfilent leur combinaison avant de se diriger vers la plage de départ. Je sens la pression monter, mais pas le stress : j’ai hâte de courir !

6h50, départ de pros, 7h00 le deuxième coup de canon lâche la meute de 2500 triathlètes pour 3,8km de natation, 180km de vélo et le marathon de 42km. Je nage à peu près propre et sors de l’eau en moins de 57’ (37ème GA). Après une longue transition, je m’élance pour le vélo. J’essaie de me concentrer au maximum pour ne pas « griller » de l’énergie inutilement. Le vent complique un peu la donne mais ne sera jamais trop pénalisant. Je gère bien et en garde sous la pédale en arrivant à quelques minutes de la tête des groupes d’âges. Mon chrono vélo est, pour moi, exceptionnel 4h49 alors que je visais 5h10 environ ! Je m’élance sur le marathon avec 5’ de retard sur le premier des 35-39, vite peut-être trop vite, et sors un semi de folie en 1h25 qui me permets de prendre la tête de mon groupe d’âge. Je comprend dorénavant que, si je ne craque pas, j’obtiendrais plus que le slot. J’arrive encore à doubler quelques professionnels et sens que mon rêve prend forme. C’est énorme !!! Je ressens de la joie mélangée à de la souffrance avec une grosse touche d’euphorie !! Km 40, je lâche le reste de force, il ne peut plus rien m’arriver (marathon en 3h02’24»). Je fonce et vois non loin de l’arrivée mon épouse Vanessa qui hurle de joie et m’annonce que, devant, il n’y a que des pros !

Je pleure de bonheur et exulte de plaisir en pensant à tous mes proches qui ont cru (plus ou moins) en moi ! Temps total de 8h53’ .....17ème au scratch et victoire chez les amateurs. Demain ce sera la distribution des

billets pour la finale à Hawaii en octobre 2009, ainsi que la cérémonie des awards. A l’heure où j’écris ces lignes, je suis sur mon nuage et je pense y rester pas mal de temps encore car il y a 20 ans que j’en rêve, moi le petit amateur aquitain…

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C
Présent !! ;-)
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D
41?
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S
Alors Trélissac ?
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P
Présent !! <br /> Merci jéjé ;-)
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S
Welcome back ! ;-)
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